ALAN SEEGER: INSTRUMENT OF DESTINY (EXCERPTS)

Music by Patrick Zimmerli

Poems and Texts by Alan Seeger

Assembled by Mirabelle Ordinaire

  

Mikrokosmos Men’s Choir

Loïc Pierre, conductor

Andrew Richards, solo tenor 

Sonia Rubinsky, piano 

Jeff Ballard, jazz percussion

  

Recorded 2/04/2015 at Studio La Verrière, Paris

Clément Rousset, engineer 

Produced by Patrick Zimmerli

 

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Seeger’s idealism and willingness to sacrifice himself for the freedom and safety of future generations is a true inspiration. We hope you will support us in our creation of this celebratory musical event.

 

 

Now Heaven Be Praised

In 1915 American poet Alan Seeger, who had enrolled in the Foreign Legion in August 1914, was asked to write an "Ode in Memory of the Americans Volunteers Fallen for France," to be read before the statue of Lafayette and Washington in Paris. The fourth section of Seeger’s poem ends with the iconic lines:

Now Heaven be praised, now Heaven be thanked

We gave a few brave drops

Now Heaven be praised, now Heaven be thanked

A few brave drops were ours.

 

I Have a Rendezvous With Death

Just before his final battle in 1916, Seeger wrote his most famous poem, in which he foresaw his own destiny:

I have a rendezvous with death

At some disputed barricade (...)

God knows ‘twere better to be deep

Pillowed in silk and scented down

Where love throbs out in blissful sleep

Pulse nigh to pulse and breath to breath

But I have a rendezvous with death…

I shall not fail that rendezvous!

 

Resurgam

In one of his very last poems, Alan Seeger mused on the life he could hope for after death on the battlefield:

Exiled afar from youth and happy love,

If Death should ravish my fond spirit hence

I have no doubt but, like a homing dove,

It would return to its dear residence,

And through a thousand stars find out the road

Back into earthly flesh that was its loved abode.

 

The Soldier

In a June 1915 entry of the diary he kept in the trenches, Seeger extolled the soldier’s fate:

Nothing but good can befall the soldier, so he plays his part well. Come out of the ordeal safe and sound, he has had an experience in the light of which life thereafter will be three times richer and more beautiful; wounded, he will have the esteem and admiration of all men and the approbation of his own conscience; killed, more than any other man, he can face the unknown without misgivings…

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FRENCH

 

L'idéalisme d'Alan Seeger, prêt à se sacrifier pour la liberté et la sécurité des générations futures, est une réelle source d'inspiration. Nous espérons que vous nous soutiendrez dans la création de cet événement musical unique.

 

Now Heaven Be Praised

En 1915 on demanda au poète américain Alan Seeger, qui s'était enrôlé dans la Légion Étrangère en août 1914, d'écrire une "Ode à la mémoire des volontaires américains tombés pour la France," qui devait être lue devant la statue de Lafayette et Washington à Paris. La quatrième section du poème de Seeger se clôt sur ces vers emblématiques : 

Que le ciel soit loué, que le ciel soit remercié,

Nous avons versé quelques gouttes courageuses

Que le ciel soit loué, que le ciel soit remercié,

Quelques-unes de ces gouttes furent nôtres.

 

I Have a Rendezvous With Death

Peu de temps avant de mener sa dernière bataille en juillet 1916, Seeger écrivit son plus célèbre poème, « J'ai rendez-vous avec avec la mort », dans lequel il entrevoit son propre destin :

J'ai rendez-vous avec la mort

Sur une barricade contestée (...)

Dieu sait qu'il serait mieux d'être lové

Sous des oreillers de soie un duvet parfumé

Où l'amour palpite en un sommeil béat

Pouls contre pouls, souffle contre souffle

Mais j'ai rendez-vous avec la mort

Je ne manquerai pas à ce rendez-vous-là !

 

Resurgam 

Dans l'un de ses derniers poèmes, Alan Seeger se livre à une méditation sur la vie qu'il pourrait espérer après sa mort sur le champ de bataille :

Exilé loin de la jeunesse et de l'amour heureux,

Si la mort devait ravir mon tendre esprit d'ici,

Je ne doute pas que, tel une colombe voyageuse,

Il retournerait vers sa chère résidence,

Et à travers mille étoiles trouverait le chemin

Du retour à la chair terrestre, sa demeure bien-aimée.

 

The Soldier

En juin 1915 Seeger louait, dans son journal, le destin du soldat :

Ce qui peut arriver au soldat ne peut être que bien, il joue donc bien son rôle. S'il sort de l'épreuve sain et sauf, il aura eu une expérience à la lumière de laquelle sa vie future sera trois fois plus riche et plus belle; blessé, il aura l'estime et l'admiration de toute l'humanité et l'approbation de sa propre conscience; tué, plus que tout autre homme, il pourra faire face à l'inconnu sans appréhension...